La douane nigériane félicitée lors de la 17e session du Comité de l’Organisation mondiale des douanes (OMD)

Lors de la 17e session du Comité de renforcement des capacités de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), qui s’est tenue à son siège à Bruxelles du 25 au 27 février 2026,le Nigeria représenté par une délégation d’experts a brillé de part son savoir faire sur le terrain, à travers les dispositifs mis en place par l’état nigerian pour l’accomplissement de la mission assignée à la douane.
Grâce aux efforts du chef de l’état Bola Tinubu qui a su placer Adewale Adeniyi à la tête de la douane nigerianne un homme de terrain,expérimenté, qui a su à travers une dynamique rehaussé l’image de cette institution dans le pays.
Abdullahi Maiwada porte parole de la douane nigériane a prit part aux différents travaux…
Au cours d’une des sessions, j’ai présenté une communication intitulée « Communiquer plus efficacement les résultats des initiatives de renforcement des capacités : l’expérience et les enseignements tirés du Service des douanes du Nigéria ».

Dans mon allocution aux délégués, j’ai souligné que le Service des douanes du Nigéria, sous la direction du Contrôleur général des douanes, M. Adewale Adeniyi, MFR, qui préside également le Conseil de l’OMD, a délibérément opté pour une communication factuelle, s’appuyant sur des données probantes, afin de démontrer clairement les résultats des réformes et leur impact mesurable.
Le cadre de communication du Service relatif aux réformes s’articule autour de trois piliers fondamentaux : le renforcement des capacités institutionnelles, le développement des ressources humaines et la mobilisation des parties prenantes, garantissant ainsi que les réformes soient non seulement mises en œuvre, mais aussi clairement comprises et acceptées.
En m’appuyant sur l’étude de temps de dédouanement (TRS), j’ai mis en lumière la manière dont le Service a adopté des outils de présentation de données transparents, notamment des infographies, afin de démontrer qu’une part importante des retards de dédouanement était imputable à des temps d’arrêt systémiques plutôt qu’aux procédures d’inspection.
Cette approche a permis de passer d’explications défensives à une analyse comparative des performances, renforçant ainsi la responsabilité partagée au sein de l’écosystème commercial.
Concernant le programme de décisions anticipées, j’ai indiqué que 83 décisions anticipées avaient été émises en 2025, tandis que le nombre de comptes enregistrés est passé de 60 en décembre 2024 à 173 en décembre 2025, soit une augmentation de 188,3 % de la participation des parties prenantes.
Souligner les progrès réalisés dans le cadre du programme d’opérateur économique agréé (OEA) a révélé qu’environ 120 entreprises avaient obtenu la certification OEA complète. Par ailleurs, 3 270 agents ont été formés à l’échelle nationale pour devenir des référents OEA, afin de pérenniser la mise en œuvre et d’approfondir l’engagement des parties prenantes.
J’ai également évoqué le déploiement du Système unifié de gestion douanière autochtone, appelé B’Odogwu, comme une étape importante de la transformation numérique, soutenue par une sensibilisation continue et l’implication des utilisateurs.
Par ailleurs, j’ai souligné l’importance de l’Enquête sur la perception de l’intégrité douanière comme outil fondé sur les données pour renforcer la responsabilité et la confiance du public, en notant que la gestion de l’intégrité au sein du Service est désormais mesurable et évaluée en continu.
J’ai en outre encouragé les administrations membres de l’OMD à intégrer des unités de communication dès la conception des initiatives de réforme, à humaniser les processus institutionnels, à maintenir l’engagement au-delà des événements ponctuels et à renforcer l’apprentissage entre pairs au sein des administrations douanières.