La fédération des Transporteurs d’Hydrocarbure et du gaz du Niger appelle à la vigilance face à l’insécurité
Dans un contexte marqué par une recrudescence des actes d’insécurité sur les axes routiers du Niger, la fédération des Transporteurs d’Hydrocarbures et du gaz du Niger a lancé un appel urgent à l’ensemble des chauffeurs professionnels.
L’objectif : renforcer la prudence et adopter des mesures strictes pour garantir leur sécurité ainsi que celle des marchandises transportées.
Une période critique nécessitant une vigilance accrue
Le Niger, comme plusieurs pays de la région, fait face à des défis sécuritaires majeurs, notamment des risques d’embuscades, de vols ou d’actes malveillants ciblant les convois de transport. Les chauffeurs, souvent isolés sur de longs trajets, sont particulièrement exposés. La fédération insiste sur la nécessité de redoubler de prudence, notamment en évitant les déplacements nocturnes non sécurisés et en privilégiant les trajets en convoi lorsque cela est possible.
Interdiction formelle de prendre des passagers en cours de route
Parmi les mesures phares recommandées par le syndicat, l’interdiction absolue de prendre des passagers inconnus en cours de route figure en tête de liste. Cette pratique, bien que parfois motivée par des raisons humanitaires ou financières, expose les chauffeurs à des risques majeurs :
Risque de complicité involontaire : Certains passagers pourraient être liés à des réseaux criminels ou chercher à profiter de la situation pour commettre des actes malveillants.
Responsabilité légale : En cas d’incident, le chauffeur pourrait être tenu pour responsable, notamment si le passager est impliqué dans des activités illégales.
La fédération rappelle que cette mesure n’est pas seulement une question de sécurité, mais aussi une obligation professionnelle pour préserver l’intégrité des biens transportés et la réputation du secteur.
En plus de l’interdiction de prendre des passagers, la fédération encourage les chauffeurs à :
Planifier leurs trajets en évitant les zones à haut risque et en informant leur employeur ou leur famille de leur itinéraire.
Vérifier systématiquement leur véhicule avant chaque départ pour s’assurer de son bon état mécanique et éviter les pannes en zone isolée.
Rester en contact régulier avec leur base ou leur employeur pour signaler toute situation suspecte.
Suivre les consignes des forces de sécurité lorsqu’elles sont déployées pour escorter les convois.
Participer aux formations en sécurité organisées par le syndicat ou les entreprises de transport pour mieux anticiper les risques.
Un appel à la solidarité et à la responsabilité collective
Le président Bouhadjar Chouab Ali souligne que la sécurité des chauffeurs et des marchandises est une responsabilité partagée. Les entreprises de transport sont invitées à :
Renforcer les mesures de sécurité autour des sites de chargement et de déchargement.
Équiper les véhicules de dispositifs de géolocalisation et de systèmes d’alerte.
Sensibiliser régulièrement leurs employés aux bonnes pratiques en matière de sécurité routière et personnelle.
De leur côté, les autorités sont appelées à intensifier les patrouilles sur les axes routiers et à faciliter la coordination entre les transporteurs et les forces de sécurité pour assurer une protection optimale.

La prudence comme priorité absolue,face à une situation sécuritaire tendue, le message du président est clair : la vigilance doit être la règle d’or pour tous les professionnels du secteur. En évitant de prendre des passagers en cours de route et en adoptant des comportements préventifs, les chauffeurs contribuent non seulement à leur propre sécurité, mais aussi à la protection des biens qu’ils transportent et à la stabilité de toute une filière économique essentielle pour le pays.